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Sweeter than Heaven and Hotter than Hell (texte+audio)

Summary:

Ce n'était pas une obsession.

Il était vrai que Sirius aimait avoir un œil sur lui, mais c’était simplement pour le surveiller. Ne pas le surveiller les exposait à des risques, lui et tous ses amis. Ce mec ne manquait aucune occasion de leur pourrir la vie.

Ce n’était donc pas une obsession.

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Smufftember du serveur Potterfictions

Notes:

Les ficlets de ce recueil sont écrites dans le cadre du Smufftember, un événement du serveur Discord Potterfictions. Du smut et/ou du fluff, à raison d'un prompt par jour (+ contraintes facultatives tirées au sort), pendant tout le mois de septembre. Je vais tenter d'en faire une histoire continue.

Le titre du recueil provient de la chanson "Drumming Song" de Florence + the Machine.

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L'autrice de ce texte est en profond désaccord avec les positions de Joanne Rowling concernant les droits des personnes trans. La fanfiction est un loisir gratuit qui ne rapporte rien à cette personne, profitons-en.

Chapter 1: À la nuit tombée

Summary:

Les contraintes du premier jour sont les suivantes :
Prompt : Lingerie (500 mots)
Lieu : Chez-soi (+100)
Situation : À la nuit tombée (+100)
Objet : Baguette magique (+100)

- 800 mots -

Notes:

Je propose une lecture de ce ficlet pour celles et ceux qui préféreraient l'écouter.

Par ici pour la version audio

Chapter Text

 

Ce n’était pas une obsession.

Il était vrai que Sirius aimait avoir un œil sur lui, mais c’était simplement pour le surveiller. Ne pas le surveiller les exposait à des risques, lui et tous ses amis. Ce mec ne manquait aucune occasion de leur pourrir la vie.

Ce n’était donc pas une obsession.

Bien sûr, depuis l’épisode de la cabane hurlante, Sirius avait un peu ruminé à son sujet. Il n’irait pas jusqu’à dire qu’il se sentait coupable. Personne n’était à l’abri d’une bonne blague qui par malchance tourne mal. Moony l'avait compris, lui. Il avait pardonné. Évidemment qu’il n’avait pas voulu ça. Qui aurait pu prédire que ce pleurnichard aurait la témérité d’aller jusqu’au bout du tunnel ?

Néanmoins, ça l’avait légèrement ébranlé dans ses certitudes. Alors, ça le rassurait de l’observer et de constater qu’il était toujours aussi bizarre et malsain, à traîner avec des types louches et à griffonner sur ses bouquins. Un marginal, une graine de Mangemort. Non, Sirius n’avait pas à s’en vouloir.

Et ce n’était pas une obsession.

Prongs avait remarqué les regards. C’était un ami, un vrai. Il aurait fait n’importe quoi pour divertir Sirius. Et s’il fallait pour cela exposer le caleçon crasseux de ce triste sire, alors soit. Certes, l’intéressé n’avait pas goûté la plaisanterie. Le Levicorpus faisait pourtant fureur à Poudlard. Prongs et lui avaient vu leurs propres sous-vêtements révélés plus d’une fois… ce qui les avait fait marrer, puisqu’ils possédaient ce qu’on appelle un sens de l’humour.

Sirius aurait peut-être dû en rester là. Mais à la rentrée suivante, ça le travaillait encore.

Sirius avait alors eu une idée brillante : il lui avait envoyé un colis rempli de dessous en dentelle. Explosif, le colis. Il fallait le voir au petit-déjeuner, avec un string sur la tête, un tanga accroché à l’oreille. Le petit mot disait : « Voilà des culottes neuves, tu semblais en avoir besoin. » Mémorable.

Ça ne l’avait pas fait rire.

Il avait surpris Sirius à la sortie des chiottes. Il l’avait désarmé et s’était jeté sur lui pour lui casser la gueule. Ça, ça avait un peu impressionné Sirius. Il avait beau être le plus fort des deux, il ne savait pas se battre aussi vicieusement. Le gringalet avait du cran. Malheureusement, ils furent sanctionnés avant de savoir lequel aurait eu le dessus.

Leurs retenues ensemble s’avérèrent divertissantes. Sirius en faisait le moins possible, au grand désespoir de son binôme. Ils auraient autant d’heures de colle que nécessaire pour trier entièrement le contenu du grenier de Poudlard, et Sirius n’était pas pressé. Cet endroit était une mine d’or. Il farfouillait dans les boîtes de photos, déchiffrait les vieux registres, enfilait les robes ringardes du siècle dernier.

Il était en train de s’admirer dans un miroir, coiffé d’un chapeau à fleurs, lorsque son compagnon ouvrit une armoire. Un homme au regard cruel en surgit, comme enragé. Sirius avait l’habitude des épouvantards, il y en avait un chez ses parents. Il lança un Riddikulus sans même avoir à y penser. L’homme fut enseveli sous un tas de fumier, et l’épouvantard honteux rentra dans sa cachette quand Sirius éclata de son rire tonitruant.

Après cet incident, quelque chose changea. Sirius savait exactement ce qu’il avait aperçu dans ses yeux terrifiés. Il avait deviné qu’ils avaient un truc en commun, finalement. Severus non plus n’avait pas d’autre foyer que Poudlard.

Maintenant, lorsqu’ils se retrouvaient, Sirius lâchait des confidences sur sa vie chez ses parents. Comme ça, en passant. Des trucs qu’il n’avait même pas dits à James. Severus ne lui témoignait aucune pitié. Il s’abstenait de toute parole consolatrice. Sirius savait qu’il l’écoutait, et qu’ils se comprenaient. Ça lui suffisait.

Ce n’était pas une obsession, mais Sirius se désespérait de voir la dernière heure de colle arriver. Ce soir-là, Severus demanda, sans moquerie :

— Pourquoi tu ne pars pas ? Si j’avais quelque part où aller, je m’en irais sans hésiter.

Sirius en fut ému. Pour toute réponse, il se pencha pour l’embrasser.

C’était complètement con de faire ça. Sirius n’était plus à une connerie près.

La nuit était tombée. De surprise, Severus lâcha la baguette qu’il avait allumée pour les éclairer. Ils se retrouvèrent dans l’obscurité.

Dans le noir du grenier, leurs mains cherchèrent leurs corps. Il y avait quelque chose entre eux. Un truc que seuls comprennent les garçons qui aiment les garçons lorsqu’ils rencontrent un garçon qui a envie d’eux.

Sirius le fit jouir dans sa main sans cesser de l’embrasser. Severus n’eut pas grand-chose à faire pour lui rendre la pareille tant il était excité.

Après ça, Sirius crut qu’il pourrait reprendre une vie normale. Un trop-plein d’hormones, voilà tout ce que c’était.

Pourtant, il continuait d’observer Severus. À penser à lui. À l’admirer, même. C’est alors que la réalisation le frappa.

Ce n’était pas une obsession. Il était amoureux, putain.