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Un Targaryen à Dunkerque

Summary:

Ou le voyage d’Aegon chez sa meilleure amie avec son âme-sœur.

Notes:

Disclaimer : House of the Dragon est l'oeuvre de George R R Martin et de Ryan Condal.

Note de l’auteur : Ce texte a été écrit en collaboration avec mon ami : Litany Riddle ! Lyra est un Original Character que j’ai crée. Lyra est une prostituée qui a travaillé pour Mysaria et qui a rencontré Aegon un jour au lupanar où elle l’a aidé, alors qu’elle n’était pas missionnée pour son plaisir, alors qu’il était en proie aux conséquences d’une mauvaise cuite. Je l’ai développée avec Litany sur certains OS que je vous laisse découvrir ! Ici, on part en UA!Moderne et pourquoi Dunkerque ? Parce que c’est mon fief ! Et oui, on se glisse des self inserts parce que pourquoi pas, ma bonne dame ?

Chapter Text

Lyra s'était levée sans faire de bruit pour ne pas déranger le sommeil de son cher et tendre. Elle avait eu du mal à s'extraire de ses bras protecteurs, mais elle avait fini par le faire : elle avait trop mal. Elle se dirigea vers la cuisine. Leur amie Marina était déjà levée elle aussi. Elle faisait bouillir de l'eau dans la bouilloire.

-Bonjour Marina. Comment vas-tu ? Demanda la dornienne avec un sourire qui vira à la grimace quand une crampe tordit son pauvre utérus.
-Salut, Lyra ! Sourit la dunkerquoise. Oh, tu as l’air malade. La mauvaise période ? J’ai ce qu’il faut, si tu veux.
-Je veux bien... Je n'ai pas prévu grand chose, je les attendais plus tard... 

La jeune femme sortit alors le combo classique doliprane et spasfon. Mais elle avait aussi de l’antadys. Selon elle, c’était souverain mais elle la prévint, c’était anti-inflammatoire.

-Par contre, ici, je suis team serviette. J’ai pas de tampons, pas de cups. J’envisage la culotte menstruelle mais pas au prix d’un rein.

Lyra lui sourit.

-Merci, je vais t'emprunter ta boîte d'antadys. Par contre il va falloir que je mange quelque chose avec pour ne pas avoir mal à l'estomac et ... Je n'ai absolument pas faim. Pour les protections ne t'inquiète pas : j'ai ma cup de voyage dans ma valise. J'irai la récupérer quand Aegon sera levé. Tu te fais du thé ? J'en veux bien un aussi, s'il te plaît.
-Je comprends ça, je n’ai jamais super faim le matin non plus. Je peux te faire griller un peu de pain, si tu veux. Et que veux-tu comme thé ? J’ai un peu de choix.

Ou selon Aegon, le Vent des Thés a ouvert une échoppe dans le logement de sa meilleure amie. 

-Un peu de choix, hein ? Rétorqua Lyra en souriant de nouveau, devant tous les paquets de thé entassés dans la petite cuisine. Je prendrai comme toi. Ce sera sûrement délicieux comme les précédents. Je veux bien deux tranches de pain, s'il te plaît. 

Lyra ne s’inquiéta pas outre mesure de ce que son compagnon vivait sa meilleure grasse matinée : la nuit avait été pour le moins... Mouvementée. Même s'il avait fallu qu'ils se montrent discrets pour ne pas déranger Marina avec des gémissements plus qu'équivoques. En revanche elle s'inquiétait un peu de ce qu'elle ne soit plus capable de lui offrir satisfaction durant sa période rouge... Dans son ancien métier, les prostituées, durant leurs règles, étaient commissionnées au plaisir buccal... Cela ne rebutait pas Lyra en temps normal, mais enchaîner les pipes en plus de la douleur ne lui avait laissé que de mauvais souvenirs. Elle ne doutait pas qu'Aegon se satisferait d'une branlette ou même ne lui demanda que des câlins, mais elle était quand même un peu chafouine. Et si le prince se lassait d'elle ? Lui qui auparavant changeait de partenaire tous les jours ? Bien sûr elle avait l'expérience de son côté, mais c'était le même corps, et le même esprit, qu'elle offrait chaque jour à Aegon avec joie et humilité. Elle ne se trouvait même pas particulièrement belle, à force de se faire répéter qu'elle était commune. Seuls son petit accent dornien et ses origines étaient ce qui la distinguait. 

-Voilà ! Un thé des impératrices : thé noir framboises et pistaches ! Tu as l’air triste, ça ne va pas ? Tu t’es disputée avec Aegon ?
-Non, non, pas du tout ! Aegon est un amour ! Disons que... Je n'ai pas de bons souvenirs de mes règles durant la période où je travaillais chez Mysaria, et de fil en aiguille, j'ai commencé à douter... Toi qui le connais si bien, tu penses qu'Aegon ne finira pas par se lasser de moi ? Après tout, je ne suis qu'une banale petite dornienne et lui un prince de sang... 

Marina lui sourit avec bienveillance.

-Quand il couchait à droite à gauche, Aegon cherchait surtout à, sans mauvais jeu de mots, à combler un manque, un vide, à combattre ses démons par le plaisir, même bref. S’étourdir pour ne pas souffrir. Une fois qu’il a trouvé un lien, une connexion, il s’y accroche et est des plus fidèles. Je ne te dirai pas qu’il va être un moine : c’est un homme qui aime le sexe et qui ne s’en cache pas. Mais tu n’es pas qu’une passade : tu es spéciale pour lui. Votre lien, il n’est pas que physique, il est surtout dans son âme. Aegon est loyal envers ceux qu’il aime et dont il est aimé en retour. Ses amis te le confirmeront. 

Les paroles de la dunkerquoise rassérénèrent la dornienne : c'était vrai qu'Aegon était très fidèle en amitié. Elle avala son antadys avec le thé. 

-Hum, délicieux ! On sent bien la pistache sans que cela soit trop prononcé. Je te remercie, Marina, pour ton partage. Je vais essayer de mettre mes doutes de côté et de profiter de nos vacances avec mon amour. Edd et Litany nous ont indiqué deux adresses sans nous dire de quoi il en retournait. J'avoue que je suis curieuse et je sais qu'Aegon l'est aussi. 
-Oh, je crois savoir ! Le pire, c’est que si je suis rentrée dans l’une des adresses, je ne suis jamais rentrée dans l’autre, j’ai jamais osé.
-Ah ? 

Lyra était d'autant plus intriguée. Marina n'avait habituellement pas froid aux yeux. Elle indiqua l'adresse à son amie pour vérifier si c'était bien ce à quoi elle pensait.

-Je confirme ! Ce n’est pas loin de mon bureau. Je n’osais pas y aller à l’époque car je vivais chez mes parents dont j’avais peur de leur avis si j’achetais là-bas et là, j’ai jamais pris le temps ! Il y a une super brasserie pas loin, si jamais vous voulez manger sur l’extérieur. Ou bien, il y a le Flore. 

Aegon qui avait adoré et limite gémi de plaisir en dégustant leur crêpe au miel de châtaigniers. 

-J'ai hâte de découvrir alors ! Et je te ferai un rapport. Quand mon cher et tendre daignera se lever, nous irons. Enfin, s'il n'a pas d'autres plans. Mais je crois qu'il veut juste flâner en dehors de la capitale. Être loin de sa mère lui fait un bien fou... C'est triste à dire. 
-Oui… mais si c’est triste, cela n’est pas de son fait… on plaisante souvent à dire que je vais l’adopter parce qu’il m’a appelée « Maman » par accident un jour mais si tu savais comme j’aimerais le faire… 
-J'aimerais t'avoir comme belle-maman, en tout cas.

Les yeux de la française pétillaient sous l’effet de la joie.

-Ca serait un honneur ! 

Lyra rayonnait également, malgré ses cernes et la douleur qui commençait à passer grâce aux médicaments. Une porte grinça et sous peu apparut un Aegon aux cheveux en bataille, à la petite mine de ceux qui auraient aimé dormir plus, aux yeux encore plein de sommeil et à l’allure qui leur rappelait un petit chiot épuisé qui n’attendait plus que d’aller dans son panier afin de se reposer.

-Salut… Dit-il, la voix rauque

Malgré le fait qu’il n’était clairement pas du matin, il ne manquait jamais d’embrasser tendrement sa compagne. Il remarqua la boîte sur la table et la première chose qu’il déclara, ce fut qu’il allait s’habiller rapidement pour aller lui acheter du chocolat, l’une des rares choses qui la réconfortait dans cette période douloureuse. Le coeur de Lyra fondit devant cette vision, puis devant son empressement à aller lui chercher du chocolat. 

-Mon amour, tu es si prévenant... Mais reste encore un peu, avant que Marina ne doive aller travailler. Je vais bien, je descendrais avec toi. 

Puis la jeune femme s'éclipsa dans leur chambre pour aller chercher sa cup. 

-Je vais prendre une douche. À tout de suite, mon coeur, Marina. 

Le Targaryen prit une tasse, prêt à se servir un thé vu qu’il était encore bien chaud. 

-Qu’est-ce qu’on dort bien chez toi…
-Et qu’est-ce que vous faites bien des bébés chez moi.

Le jeune homme eut un sourire goguenard.

-Désolé, on a essayé d’être discrets…
-Vous l’étiez mais je suis un oiseau de nuit, je lisais avant de dormir. J’ai vite mis des Boules Quies.

Aegon sourit en imaginant Marina avec des Boules Quies.

-Tu étais sérieuse quand tu disais qu'on fait bien les bébés, chez toi ? Parce que... Ça m'arrive de penser à bébé Lyra-Aegon... 

Un petit être qui serait le fruit de leurs amours. Mais il autant il savait que Lyra ferait une mère formidable, autant il doutait de ses capacités à devenir père… Son amie lui sourit avec gentillesse.

-C’est normal, je pense, dans toute relation, de commencer à y penser. Et comme toujours, le mieux, c’est de communiquer. En tout cas, si jamais vous faites un bébé ici…
-Je ne peux pas appeler ma file France ? Merde ! 

Marina éclata de rire.

-Je pense que tu serais un bon père. Parfait, non. Mais tu aimerais tes enfants. Et tu les traiterais de la manière dont tu aurais aimé l’être.
-Ça c'est sûr... Marina, reprit avec un ton très sérieux Aegon, est-ce que tu voudrais m'adopter pour de vrai ? J'ai lu qu'en France vous aviez une loi qui permet l'adoption adulte, et ce serait un honneur pour moi d'être le fils d'une personne aussi géniale, adorable, drôle, et attachante que toi.

La dunkerquoise n’était pas de ceux qui pleuraient aisément. En vérité, l’expression de ses sentiments autrement qu’à l’écrit était compliqué pour elle. Cependant, la demande d’Aegon la toucha en plein coeur et en cet instant, tous les murs, tous les barrages, qui pouvaient exister autour d’elle, de son cerveau, de son âme, explosèrent en milliers de morceaux. Ses yeux brillèrent et elle sentait ses paupières brûler sous l’effet du sel des larmes qu’elle retenait avec peine.

-Tu le penses vraiment ?

Aegon lui prit la main dans les deux siennes. Il la regarda bien au fond des yeux.

-Oui, je le pense. J'aimerais pouvoir t'appeler Maman sans que ce ne soit qu'une blague. 

Lui aussi se sentait dépassé par ses émotions, et les larmes lui montaient également aux yeux. Il avait depuis toujours eu des problèmes avec la notion de parentalité, mais ce dont il était sûr et certain aujourd'hui c'est que Marina devienne sa mère de coeur.

-Ca serait un véritable honneur pour moi, Aegon, d’être ta maman. 

Quand Lyra sortit de la salle de bain, elle les retrouva dans les bras l'un de l'autre, pleurant à chaudes larmes

-Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-elle en se précipitant vers eux, paniquée. Mon amour ?
-Lyra… Murmura-t-il
-Je vais officiellement devenir ta belle-maman. Réussit à dire Marina avec un sourire. Aegon m’a demandé de l’adopter et j’ai dit oui.
-Oh, c'est fantastique ! Je suis tellement heureuse pour vous. Mais ne me faites plus une peur pareille ! 

La dornienne les prit dans ses bras. Elle leur montrait qu'elle partageait leur joie. Tout ce qu'Aegon avait besoin, elle le voulait pour lui. Et une mère qui l'aimait, qui prenait soin de lui, qui l'estimait pour ce qu'il était et non pas pour ce qu'il devait paraître, ça, il en avait bien besoin et il le méritait. Et elle aurait Marina pour belle-maman ! Cerise sur le gâteau ! 

 

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