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Les bras croisés, Mort observait avec amusement les différents membres de son polycule. Ils la regardaient avec curiosité, tentant de déterminer ce qu’elle allait bien pouvoir annoncer. À l’exception de Wade, plongé sur sa Gameboy, dans un combat Pokemon.
« Bon, annonça Mort. Les Olympiens organisent une grande soirée. Et tous les immortels, qu’ils soient des divinités, ou des Infinis, sont invités. Donc je suis invitée. Et par extension, vous êtes invités.
– Par Olympiens, tu veux dire…
– Les dieux grecs. Oui. »
Wade releva les yeux de sa console.
« On va voir Dionysos ?! J’adore ce gars !
– Comment toutes les divinités peuvent exister en même temps ? Demanda Erik. »
Dick et Peter se mirent à rire. Alors que le premier lui passait un bras autour de l’épaule, le second lui répondit :
« On sort avec l’incarnation de la Mort. Pourquoi l’existence d’autres divinités te surprennent ?
– Ça reste étrange, non ?
– Du moment que je ne suis pas la partie la plus étrange, sourit Mort, sens-toi libre de tout trouver absurde.
– Ok, minute, intervint Eddie. Ça veut dire qu’on va enfin voir ton frère préféré ?
– Je ne suis pas sûre qu’il vienne.
– On va rencontrer M ? demanda Wade. Je veux voir les M ! Et James Bond ! On pourra faire exploser des choses ensemble !
– James Bond ? S’interrogea Peter.
– Agent secret, britannique, yeux bleus extraordinaires, entièrement tournés vers son M. Et fils d’Aphrodite à cause du cerveau malade de notre auteure. Et fan de BTP et d’explosions. Un gars intéressant !
– Wade, je pense que si on fait exploser leurs palais, les Olympiens vont nous en vouloir, souligna Dick.
– Mais noooon ! »
Mort retint un sourire.
« Ne me donne pas du travail en plus, Wade, et fait attention aux mortels qui seront présents.
– Promis !
– On est fichus, marmonna Erik.
– On pourra faire disparaître les corps au pire… suggéra Venom.
– Mort a dit pas d’heures supplémentaires, Venom. »
Le soir de la fête, le polycule arriva ensemble au Mont Olympe. Tous avaient revêtu un costume, y compris Mort. Deadpool portait le sien par-dessus son costume rouge habituel. Celui d’Erik était différent, plus inspiré de la culture traditionnelle Wakandaise. Quant à Eddie, il semblait mal à l’aise dans cette tenue, en parti gêné par le fait que Venom ne l’appréciait guère plus que lui.
Mort regardait autour d’elle, saluant diverses divinités, les présentant à son polycule. Ils étaient plongés en pleine discussion avec Anubis (qui étrangement avait l’air d’un adolescent accompagné d’une jeune mortelle), lorsqu’un drôle de couple s’approcha d’eux. L’un des deux était vêtu d’un long manteau noir, et semblait n’avoir aucune envie d’être là. Quant à l’autre, il était vêtu d’un magnifique costume et ouvrait grand les yeux, émerveillé par les lieux. Les voyant arriver, Anubis inclina la tête, prenant congé, alors que sa compagne l’attirait déjà vers quelqu’un d’autre.
« Tu es venu ! S’exclama Mort en direction de l’homme au long manteau.
– On ne m’a guère laissé le choix, répondit ce dernier.
– C’est pour ton bien. Bonjour Hob. Je suis Mort, la sœur de Rêve. Je suis contente de te revoir, tu sembles bien profiter de mon cadeau. »
Le-dit Hob ouvrit grand les yeux, et lui sourit.
« Alors c’est vous que je dois remercier ? Du fond du cœur, merci.
– Tu nous présentes, Mort ? Intervint Dick.
– Bien sûr. Voici donc Rêve, incarnation des rêves, mon très cher frère. Hob, son compagnon, est un humain à qui j’ai offert l’immortalité. Rêve, Hob, voici mes amours. Dick Grayson, policier mais surtout le super-héros Nightwing.
– Hum… Identité secrète, Mort ? Enchanté, au passage.
– Ton secret est sauf avec nous, sourit Hob. J’apprécie beaucoup Nightwing, c’est un honneur.
– Merci !
– Et donc, repris Mort, voici Peter Parker, journalise et Spider-Man.
– Bonjour ! Fit Peter, légèrement intimidé.
– Spider-Man ! Incroyable ! Réagis Hob.
– Et moi, intervint Wade, je suis le seul, l’unique, l’incroyable, Deadpoooooool !
– Ne faites pas attention à lui, intervint Dick. »
Sous les rires du polycule et de Hob, Dick et Peter entreprirent de tirer Wade ailleurs en tentant de détourner son attention. Heureusement pour eux, Dionysos était arrivé. Le petit groupe le regarda partir après le dieu de la fête, une liste de question à la main.
« C’est bientôt, ton anniversaire, Erik, ça va être pour toi.
– Vous m’en voyez ravi, répliqua-t-il d’un ton qui indiquait le contraire »
Un sourire aux lèvres, Mort entreprit de détourner la conversation et de finir les présentations entre son frère et les différents membres de son polycule.
Plus tard dans la soirée, alors que l’immense palais où la fête se déroulait était plein à craquer de multiples divinités venant de toute la Terre, Eddie se retrouva seul, séparer du reste de son polycule, à l’exception de Venom qui lui était toujours liés. Dick, Peter et Wade avaient disparus depuis plusieurs heures, et sans qu’il ne le réalise, Mort et Erik s’étaient à leur tour volatilisé.
« Eddie ! Trouvons le buffet !
– C’est vraiment le moment ?
– Je veux du chocolat ! Mort nous a promis une fontaine de chocolat !
– On devrait plutôt la retrouver… »
Scrutant la foule, Eddie essayait désespérément de reconnaître quelqu’un. Décidé à l’aider, Venom se matérialisa, et étira son cou loin au-dessus de la foule.
« Je ne les vois pas.
– Mais où ont-ils pu passer… Est-ce que tu vois des dieux guerriers ?
– Pourquoi ?
– Parce que c’est une question de temps avant que l’un se prenne la tête avec Wade.
– Non. Mais je vois un homme avec des yeux très bleus. Il vient droit sur nous. »
Eddie fronça les sourcils, et se tourna pour voir arriver deux hommes en costumes. L’un des deux avait effectivement des yeux d’un bleu incroyable.
« M. Brock, n’est-ce pas ? Je me présente, Bond, James Bond.
– Oh. Vous êtes l’espion fan de BTP et d’explosions ? Enchanté.
– Eddie, chuchota Venom de manière à ce que les deux hommes ne l’entendent pas, même moi je peux dire que c’était une mauvaise idée de dire ça. »
Si le-dit James Bond avait l’air surpris de cette réponse, son compagnon avait en revanche l’air amusé.
« C’est lui-même, intervint le second homme. Je suis Gareth Mallory. Nous avons entendu parler de votre… D’un de vos compagnons.
– S’ils veulent me disséquer, chuchota Venom, j’ai le droit de les manger ?
– Non ! Évidemment non !
– Tout va bien, M. Brock ?
– Euh. Oui ? Vous lui voulez quoi ?
– Nous sommes juste curieux d’en apprendre plus sur la planète d’origine du dénommé Venom.
– Vous promettez de ne pas le disséquer ?
– Je vous assure que nous ne cherchons qu’à obtenir des informations. »
Presque timidement, Venom matérialisa sa tête.
« Si vous me trouvez la fontaine à chocolat, je veux bien. »
James Bond haussa les épaules.
« Direction la fontaine à chocolat, alors ? »
Les deux hommes indiquèrent une direction, et Eddie se retrouva bien obligé à les suivre, tout en se demandant dans quoi il s’était encore fourré.
« Mort ! »
L’incarnation de la mort se tourna, découvrant Aphrodite qui avançait à grands pas vers elle. À ses côtés se tenait une femme âgée, mais à l’air redoutable.
« Tu es sublime, Mort. Ce costume te va parfaitement. Quant à toi, Erik, tu es sublime ! Quelle coupe intéressante de costume… Mais où sont vos autres compagnons ?
– Wade voulait voir Dionysos, Dick et Peter l’accompagnent. Quant à Eddie et Venom, on les a perdus de vue, répondit tranquillement Erik.
– Nous les cherchons, vous ne les avez pas vus ? Ajouta Mort.
– James et Gareth étaient avec un homme et un alien noir, prêt de la fontaine à chocolat, intervint la dame qui accompagnait Aphrodite. Comme ils comptaient en apprendre plus sur cet alien, qu’il a nommé « Venom », ça doit être eux ?
– Ouais, c’est eux, affirma Erik. On va les chercher ?
– Mais non, s’exclama Aphrodite ! On a même pas eu le temps de papoter ! Et je n’ai pas pu vous présenter la M de mon cœur : Olivia Mansfield.
– N’en fais pas trop, Aphrodite. Enchantée… Mort et Erik, c’est ça ? »
Le regard de Mansfield s’attarda sur Erik, se faisant inquisiteur. Il se remémora les propos de Wade, au sujet d’un « James », espion et lié à des « M » et à Aphrodite. Erik grimaça ; son passé n’était pas des plus flatteurs aux yeux d’une espionne, même s’il avait vite renoncé à commettre toutes les horreurs qu’il avait pu avoir envie de commettre. Et même s’il avait fait amende honorable depuis, et qu’il avait appris à ne plus détester la moitié du monde, il n’appréciait pas vraiment le fait de se faire juger par cette femme. Mort lui envoya un regard apaisant.
« Oui, dit-elle, je suis Mort. Quant à Erik, il est un de mes compagnons ; c’est une personne extraordinaire. »
Le regard de Mansfield se fit plus respectueux, comme si l’avis de Mort suffisait à le rendre fréquentable. Erik n’appréciait pas vraiment la situation, mais au vu de son passé et du métier de Mansfield, c’était assez normal.
« Allez ! Venez ! S’exclama Aphrodite. Allons prendre un verre tous ensemble ! »
D’un pas léger, elle les entraîna vers un canapé où ils pourraient tous s’asseoir et discuter. Si au début Erik était assez mal à l’aise, il finit par apprécier le moment, et même Mansfield ; l’ancienne agente semblait trouver intéressantes ses idées, désormais pacifiques, pour aider ses adelphes noirs de part le monde. Elle lui promit même d’en parler à certaines de ses connaissances, pour voir ce qui pourrait être fait en Angleterre.
Il leur avait fallu dix minutes pour perdre de vue Wade. Ce qui était à la fois peu, Wade étant incapable de rester discret même au milieu d’une foule, et beaucoup, étant donné que la fête où ils étaient accueillait des centaines d’invités, au bas mot, et s’étendait sur tout un palais aux dimensions titanesques. Ou plutôt olympiennes.
Tout en avançant de salon et salon, Dick et Peter débattaient de s’il fallait ou non qu’ils retrouvent leur compagnon, ou s’ils pouvaient espérer que Wade se souviendrait de ne pas tuer de mortel. Et ils avaient beau être optimistes et amoureux de Wade, ils étaient aussi parfaitement conscients du caractère du mercenaire.
Ils finirent cependant par retrouver la trace de Wade à un des multiples bars disposés un peu partout pour l’évènement. Une chope de bière à la main, il chantait un vieux tube punk avec une jeune femme noire, tenant elle aussi une chope à la main. À leurs côtés, une femme blonde, visiblement complètement saoule, les accompagnait, sous le regard à la fois amusé et bienveillant d’un étrange groupe de personnes.
« Houlà, fit Dick en les apercevant. »
Comme ils étaient encore assez loin, ils s’arrêtèrent, en les observant discrètement.
« Tu les connais ?
– Pas tous. Mais le blond en trench-coat ? C’est John Constantine. Et c’est un membre des Légendes.
– Ceux qui cassent le temps en prétendant le protéger ?
– Ils le protègent vraiment. À leur manière. Mais ils sont… assez chaotiques.
– Donc à éviter de laisser avec Wade.
– Faut voir. Normalement, une seule personne arrive à contrôler les Légendes. Sara Lance, leur capitaine.
– Allons nous présenter, alors ! »
Ensemble, Dick et Peter s’approchèrent.
« Salutations, Légendes.
– Ça alors… Dick Grayson… Que fait l’une des chauves-souris ici ? »
Dick envoya un regard noir à Constantine, qui haussa les épaules, alors que l’un des Légendes, Ray Palmer, ouvrait grand les yeux.
« C’est l’un des membres de la Bat-family ?
– Je suis Nightwing.
– Extraordinaire ! »
Ray s’approcha de Dick, le pressant de question sur ce que c’était de travailler avec Batman, d’être Robin puis Nightwing, de jeter des batarangs ou encore de se balancer de toit en toit grâce à des bat-grappins. Avec amusement, Peter les regarda s’éloigner légèrement pour parler, avant de se recentrer sur le reste des Légendes qui le considérer avec curiosité.
« Je suis Peter Parker.
– Tu n’es pas une divinité, constata une blonde. »
Peter ne savait pas qui elle était, mais tous ses sens, y compris son sens araignée, lui hurlait qu’elle était dangereuse.
« Non. Je suis venu avec Mort.
– Mort… Une divinité de la mort tu veux dire ? Comme Hadès.
– Non. Mort. La Mort. L’incarnation de la Mort.
– Et quand tu dis venu avec la Mort…
– Juste Mort.
– C’est…
– On est ensemble. Avec Dick et Deadpool aussi. On est un polycule. De sept personnes.
– Oh. C’est bien. Ray a encore de la marge, il est à trois personnes.
– Oui, enfin, intervint une femme vêtue d’une longue robe de fée bleue, il a l’air bien parti pour ajouter Dick. »
Interrompant sa discussion avec Dick car il avait entendu son nom, Ray les regarda, un air parfaitement innocent sur le visage.
« Quoi ? »
Devant les rires, il se contenta de hausser les épaules, avant de se reconcentrer sur les explications de Dick quant à ce que c’était de travailler avec Batman.
La blonde se présenta ; elle était Sara Lance, la capitaine des Légendes. Après avoir présenté tout son groupe, elle se décala légèrement, invitant Peter à venir s’asseoir à côté d’elle.
« Allez, vient. Si tu connais Deadpool, tu dois avoir plein d’anecdotes amusantes à nous raconter. Et j’aurais besoin de ton aide, au cas où il décide de s’enrôler chez les Légendes ; vous le gardez.
– Ne t’inquiète pas, on y compte bien. Il est étrangement attachant. »
Peter s’assit donc aux côtés de Sara, et ils se mirent à parler, se racontant leurs aventures.
Après le départ d’Aphrodite, qui avait aperçu une autre personne à qui elle devait parler, et naturellement entraîné sa M avec elle, Mort et Erik s’était retrouvé à nouveau seuls. Décidés à retrouver tous leurs compagnons, ils étaient repartis, se promenant au gré des salons et des jardins. Ils retrouvèrent d’abord Eddie et Venom, toujours installés prêt de la fontaine à chocolat avec James et son M. En apercevant Mort et Erik, Eddie leva la main et se mit à crier.
« Hey ! Ravi de vous revoir ! »
De son épaule partait le cou de Venom, qui allait jusqu’à la fontaine à chocolat, où il avait plongé avec joie sa tête. Il la ressortit.
« Mort ! Erik ! Il y a du chocolat !!! »
Devant l’air ravi du symbiote, ils ne purent s’empêcher de sourire.
« Je suppose que vous êtes l’agent Bond et l’actuel·le M ? Demanda Mort. Aphrodite et sa M nous ont demandé de vous transmettre leurs salutations, si on vous croisait.
– Et vous êtes ? Demanda James ?
– Je suis Mort. Voici Erik. »
Une fois de plus, les regards de deux espions se posèrent sur Erik, et le reconnurent pour ce qu’il était avant. Mais cette fois, ils se recentrèrent très vite sur Mort.
« Une minute. Mort comme…
– L’incarnation de la Mort, oui. Eddie, Venom, on partait chercher Dick, Peter et Wade, vous venez ?
– Mais le chocolat…
– Tu en a déjà eu plein, lui répliqua Eddie. Allez, vient. »
Venom accepta de se rétracter en boudant, rouspétant que jamais il ne trouverait meilleur chocolat, alors qu’Eddie se levait rapidement, ravi d’échapper aux deux agents.
« Agent Bond, M, ce fut un plaisir de vous rencontrer, les salua Mort. »
Ses compagnons firent de même. Quant à James et Gareth, ils les saluèrent d’un geste de tête.
Le polycule s’éloigna donc à la recherche de leurs derniers compagnons.
« C’est étrange, on a toujours ni croisé Wade, ni entendu parler de lui, murmura Erik.
– Il a dû croiser des gens assez intéressant !
– S’ils sont intéressants pour lui, on peut prendre peur, murmura Eddie. »
Ce n’est qu’une heure plus tard qu’ils trouvèrent les derniers membres de leur polycule, qui étaient toujours avec les Légendes. Sara et Wade se battaient sous les acclamations des autres.
« Évidement. Commenta Eddie.
– Elle est douée, ajouta Erik. Jolie technique. »
Leur attention fut attirée par Dick, qui leur faisait de grands signes de la main ; ils le rejoignirent donc.
« Légendes ! Je vous présente nos autres compagnons ! »
S’ensuivit un léger chaos de présentation, durant lequel Sara et Wade arrêtèrent leur duel pour se rapprocher.
« Dick, Peter, Wade, nous envisagions de rentrer. Ça vous va ?
– Roh ! S’indigna Wade. L’auteure ! Il y a encore tant de gens qu’on peut croiser ! Allez quoi ! Sois sympa ! »
L’auteure ne daigna pas répondre, fatiguée comme elle l’était de ce texte qui semblait ne plus en finir. Wade haussa les épaules, et accepta de partir. Un second moment chaotique s’ensuivit, alors que le polycule disait en revoirs aux Légendes.
« On se retrouve à la prochaine soirée du style ! S’exclama Wade. »
Cette fois, l’auteure envisagea de venir en personne pour implorer Wade de se taire, mais Peter s’en chargea en passant un bras autour des épaules de Wade.
« Allez viens ! »
Et c’est ensemble que le polycule reparti.
